Archives 2008>2009
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EDITO saison 2008/2009
Images du Pôle propose depuis 2001 une programmation où alternent expositions photographiques, projections de films et ateliers d’éducation à l’image. C’est dans un contexte nouveau que nous abordons cette saison 2008/2009. D’une part, l’association Lumen cessera son activité en janvier 2009. D’autre part, les réductions budgétaires opérées par le Ministère de la Culture, constituent une réelle menace pour les petites structures de diffusion et la diversité culturelle.
Après 9 ans d’existence à Orléans, Lumen a fait le choix d’arrêter ses activités. Comme toute aventure, celle d’une association correspond à un cycle: les énergies bénévoles, l’engagement collectif de personnes au sein d’un projet.
En novembre, Grégory Valton présentera La furtive. Un travail photographique qui retrace la déportation du poète Robert Desnos, mort dans le camp de Terezin.
En décembre aura lieu 47°1°, une soirée en plein air de projections photo et vidéo des travaux de cinq artistes. Vin chaud et musique accompagneront l’évènement.
A partir de janvier, l’activité d’Images du Pôle sera donc recentrée sur le cinéma. C’est l’occasion de redéfinir ce que nous voulons montrer. Engagés dans une diffusion non commerciale des films, nous voulons maintenir un lieu de projection sur grand écran, c’est-à-dire un lieu de partage, de rencontre avec des images et avec ceux qui les font - de préférence autour d’un verre - parce qu’un film n’est pas un prêt-à-consommer.
Le cinéma documentaire s’est toujours tenu dans l’ombre de l’industrie cinématographique, et sa reconnaissance, comme cinéma à part entière, n’est sans doute pas tout à fait acquise. Il reste un cinéma fragile, largement méconnu, mais aussi un cinéma inventeur de formes, sous le signe de la recherche, de l’exploration, de l’expérience. Ce cinéma-là ne doit pas être réservé aux grands festivals et à quelques spectateurs privilégiés. Nous désirons qu’il circule aussi là où nous vivons.
Cette année, nous avons recentré la programmation sur des temps forts.
En ligne de mire: pour le Mois du film documentaire, nous voulions nous adresser au jeune public. Flaherty nous en offre l’occasion avec les aventures de Nanouk l’Esquimau. Puis, nous (re)découvrirons une face discrète du cinéma de Louis Malle, ses films documentaires.
Vues d’ailleurs propose une rencontre avec une structure engagée dans une pratique particulière du cinéma, par le biais d’ateliers et de productions alternatives. Ce sont des membres du Polygone étoilé qui viendront de Marseille pour nous présenter, en février, quelques-uns de leurs films.
Itinérance des images propose de croiser des images, de revenir sur leur héritage. On déclinera la relation qu’entretiennent les films avec le pouvoir: films soviétiques réalisés dans un contexte de libération de la censure d’une part, et films américains contre le pouvoir de désinformation de la télévision.
Enfin, Images du Pôle renoue avec les ateliers pellicule: une caméra 16 mm, une table de montage, un projecteur, des mains habiles… des ciné-tracts.
L’année se finira, en juin, avec un repas dans la rue de Limare, suivi d’une projection en plein air de l’Aurore, de F.W. Murnau accompagnée d’une performance musicale d’Olivier Mellano.
L’équipe d’Images du Pôle
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>>samedi 6 juin - à partir de 18h
Repas de quartier & ciné concert
L’aurore de F.W. Murnau
création musicale: Olivier Mellano

Un grand merci à
Alexis pour son humour matinal
Célia et sa quiche cuite à point
Vianney qui a traversé la France
Olivier pour sa création musicale exceptionnelle
Didier qui prévoit tout comme il faut
Julien et sa guitare Beaver
Mohamed et son DJ Ipod
Simon pour sa tranquilité
Maylis pour son regard filmé
Vincent pour son soutien moral
Nadejda pour son optimisme
et tous les autres …

©1927 - Murnau - Les Grands Films Classiques
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INSTALLATION VIDEO DU 24.04 AU 17.05
NEWSREEL NOW
Que peuvent les images?
Vernissage
>>le vendredi 24 avril à partir de 18h
En 1967, aux Etats-Unis, des collectifs de cinéastes se rencontrent lors de la grande manifestation de protestation contre la guerre du Viet-Nam, dite manifestation du Pentagone. Ensemble, ils décident de fonder l’Agence Newsreel, pour produire de l’information par les images, contre la télévision perçue comme voix de l’oppression. Pendant les années qui suivent, ils vont filmer les luttes de libération, de l’émancipation des minorités à la décolonisation des peuples. Ils inventent un langage cinématographique et assument la diffusion de leurs films comme une forme de guerrilla urbaine.
Que nous racontent ces images aujourd’hui ?
Quel est le pouvoir de l’information ?
L’installation Newsreel proposera de parcourir, à travers images, textes, sons, cet univers né de la rencontre du cinéma avec la politique, et de le mettre en regard avec d’autres images qui travaillent aujourd’hui le champ de l’information.
20H > PROJECTION EN 16 MM
ICE de Robert Kramer (1969/ 132 min)
Tentative de description de la guerre entre les “condés” de l’Etat et les “criminels” du délit politique, avec un portrait analytique d’un groupuscule révolutionnaire.

©1969-Robert Kramer (photo extraite de Ice)
Installation élaborée en collaboration avec Labomédia et les élèves du lycée Pothier d’Orléans.

©2009 Cent Soleils
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>>vendredi 13 mars - 20h30
Portrait de femmes de l’ex-URSS
Portrait d’une époque : la Perestroïoka. Une nouvelle vague de metteurs en scène, dont la plupart avait connu la censure pour leurs premières œuvres, a pu s’épanouir et développer un style propre, avant que les films commerciaux bon marché ne submergent la distribution au début des années 90.
En présence de Elisabeth Braoun, auteure d’un mémoire “Le cinéma documentaire en Russie, statuts et perspectives, 1987-2007″
TÔT LE DIMANCHE de Murat Mamedov (1988 / 16 min)
Dans la forêt ukrainienne, cinq vieilles femmes abattent des arbres à la hache…
UNE VIE EN MARGE de Nikolas Obukhovitch (1988 / 18 min)
Des gens traversent la rue, se croisent, se bousculent, puis s’arrêtent et c’est au tour des voitures et des trams. Au milieu de ce tourbillon, Antonina Pavlovna, vieille et acariâtre, nettoie les rails dès qu’un espace se libère. Et encore les gens, les voitures, les trams. Et Antonina, toujours, qui cure les rails…
MARIA, ELEGIE PAYSANNE de Alexandre Sokourov (1979-88 / 36 min)
Portrait en deux parties d’une paysanne russe dans les années brejneviennes.
« Un été de Maria Voïnova » montre Maria au travail, son mari, sa fille, le cimetière du village, les pique-niques avec les membres du village. Sokourov filme la campagne russe avec une lenteur paisible.
« Neuf ans ont passé ». A la Maison de la Culture du village, on projette le matériau filmé neuf ans plus tôt. Bien des choses ont changé depuis…

©1988-Murat Mamedov (photo extraite de Tôt le dimanche)
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>>samedi 21 février - à partir de 18h
Film flamme/Film du S.A.C.R.E
A la découverte du collectif marseillais Film flamme.
Depuis 13 ans, ce collectif marseillais développe un cinéma à la lisière de l’expérimental, qui brouille les places respectives de celui qui filme et celui qui est filmé. Avec le souci de travailler sur pellicule (16 ou 35 mm).
Film flamme est l’association qui gère, à Marseille, la salle du Polygone étoilé et anime les Ateliers Cinématographiques Film flamme et le Studio Autonome du Cinéma de RecherchE (S.A.C.R.E)
Créée en 1995 par Gaëlle Vu, Jean-Paul Curnier, Jean-François Neplaz et Remy Caritey, Film flamme est fondée sur leur pratique cinématographique singulière de création et de recherche.
18h projection de la production Film Flamme
PANIER CINEJOURNAL (1997-2001 / 60 min / 16mm)
Lorsque Jean-François Neplaz et Gaëlle Vu, cinéastes, s’installent dans le quartier à Marseille, le plus difficile est d’expliquer ce qu’ils font dans la vie. Ils confient à leurs voisins une caméra 16mm et un enregistreur, afin qu’ils découvrent ce que peut être le ciné. Chaque film distille sa fraîcheur ou son âpreté, sa poésie, et sa précieuse humanité. De cette expérience est né le premier film des Ateliers Cinématographiques Films Flamme, le premier pas dans « la subtile mémoire des humains du rivage ».
21h projection de la production S.A.C.R.E
FRANCE 2007 de Gee-Jung Jun (2007 / 15 min / 16mm)
Des corps, des visages, des regards, des lieux de vie, de l’humanité. Cela se passe en France, en 2007, dans un bidonville de Lyon, habité de Roumains, de Tziganes, oubliés de la société,sans papiers, sans droits, qu’en d’autres contrées on appellerait des intouchables. Geste éminemment politique. Eloquence du cinéma muet.
POLOGNE de Caroline Delaporte ( 2007 / 21 min / 16mm)
« La gaieté triste, la tristesse gaie d’Anieska, la musique un peu enjouée et grinçante du violon. Concert d’Anieska dans la maison de retraite. Je filme en accéléré pour gagner de la lumière. Je m’endors dans le cimetière. »
LA MAISON DE MARIATA de Mariata Abdallah et Gaëlle Vu ( 2007 / 70 min / vidéo)
La maison de Mariata conte l’histoire d’un mariage aux Comores, pays où la polygamie est coutumière. Apprenant le prochain mariage de son époux avec une autre femme que sa sœur lui a choisie, Mariata, femme de ménage dans un hôtel à Marseille, décid de l’accompagner au pays pour être présente à ses côtés pendant toute la durée des cérémonies, quelle que soit sa douleur. Ces images, Mariata les donne à son amie Gaëlle Vu. Elles décident d’en faire un film qui s’élabore sous nos yeux dans une étroite complicité, patiemment,chemin faisant.
Pour plus d’information sur le collectif Film flamme : www.polygone-etoile.com
En présence de Gaëlle Vu et d’un habitant qui a participé aux ateliers “Panier Cinéjournal”
Comme le cinéaste Jonas Mekas errant à travers les ruines de l’Allemagne d’après la guerre, nous n’avions nulle part où aller. Le parallèle fera sourire, mais qu’importe, Marseille fut notre terre d’accueil. Non, ce n’est plus la guerre. Mais il n’est pas absurde de penser que l’après-guerre dure toujours plus longtemps qu’on ne le voudrait. En cette circonstance, notre souci est moins de reconstruire ou de simplement construire, car nous n’avons pas un goût particulier pour l’immobilier réel ou spéculatif. Nous cherchons la vie, nous sommes en quête de l’humain. Le Polygone étoilé est notre maison. Les habitants voisins, les autres errants, en savent la porte grande ouverte, qui peuvent venir voir des films et faire, avec nous, leurs propres films. Elle abrite le Studio Autonome du Cinéma de RecherchE (S.A.C.R.E.). Film flamme est notre nom.

©2007 France2007 - S.A.C.R.E

©2007 Pologne - S.A.C.R.E
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>>vendredi 23 janvier 2009 - 20h30
“Nous, ouvrières de la Sogantal” de Nadejda Tilhou
(2008 - 58 min)
Portugal, 1974. Peu après le coup d’Etat du 25 avril, de nombreux patrons répondent aux revendications ouvrières par le lock-out. Au Sud du Tage, en face de Lisbonne, une petite usine de confection est occupée par les ouvrières, qui vendent la marchandise pour se payer. C’est la lutte de la Sogantal, qui devient emblématique de la période révolutionnaire portugaise. 30 ans plus tard, c’est une histoire oubliée.
Le film a été sélectionné au festival du cinéma documentaire de Lisbonne, “Doclisboa” (octobre 2008).
Nadejda Tilhou, membre de l’association Cent Soleils sera présente lors de la projection.
©1977-Ariel de Bigault
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>> Vendredi 28 Novembre 2008 - 20h30
“Humain trop humain” de Louis Malle (1974 - 75 min)
Reportage de cinéma direct : Usines Citroën, Rennes, juillet 1972 et Salon de l’Auto, Paris, octobre 1972.
Un regard insistant sur les conditions de travail à la chaîne dans une usine d’automobiles.
Filmer minutieusement le travail d’un homme ou d’une femme, en tentant de faire sentir ce que peut être la répétition des mêmes gestes pendant 8 heures d’affilée.
L’archaïsme évident de cette forme de travail qui perce à travers les apparences ultramodernes de ces grands ateliers.
«…est mon seul documentaire dans lequel il n’y a pas de commentaire. L’objet du film était simplement de passer une semaine dans cette usine de Citroën, ce qui avait été difficile en raison de la méfiance de la direction.»

© Louis Malle - NEF (www.nef-louismalle.com)
>> Vendredi 21 Novembre - 20h30
“Place de la République” de Louis Malle (1974 - 90 min)
projection en 16 mm.
” Nous étions place de la République et nous y sommes restés pendant une dizaine de jours, filmant des passants qui souvent s’arrêtaient, nous posaient des questions : ” qu’est-ce que vous faites… ” et la conversation commençait. Beaucoup de ces inconnus avaient envie et besoin de parler et ils en profitaient. Ils savaient que nous les filmions et ça ne les gênait pas où alors ils s’habituaient très vite .
C’est du cinéma direct, poussé à l’extrême, et en même temps, il s’en dégage une impression de romanesque, comme si nous avions inventé ces passants rencontrés par hasard comme s’ils sortaient d’un livre de Céline. ”
” Nous nous installons sur 50 mètres de trottoir, caméra et micro bien en évidence, nous abordons les passants : ” nous voulons vous connaître, avez-vous envie de nous parler ? ”

© Louis Malle - NEF (www.nef-louismalle.com)
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>> Lundi 17 Novembre 2008 - 14h
“Nanouk l’esquimau” de Robert Flaherty (1922 - 79 min)
projection jeune public suivie d’un goûter.
En 1921, Robert Flaherty filme la vie quotidienne de Nanouk et de sa famille sur la banquise: la chasse au morse, la vente des peaux, le temps de l’attente, du jeu, de la faim… Des images muettes d’une grande intensité dramatique, immédiatement accessibles à un jeune public.

©Flaherty - International Film Seminars
En présence de Gaëtan Robineau, animateur pédagogique de l’Académie d’Orléans-Tours.
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>>DRH - VIH
Faire face aux discriminations dans le monde du travail
Le court-métrage est suivi d’un débat
Jeudi 4 décembre 2008 à 20h30
A partir d’une expérience de théâtre forum, “Regards Croisés”, ménée à Orléans début 2008 et à l’initiative de Sidaction et du Centre des Jeunes Dirigeants d’Orléans, des employeurs ont pu échanger, confronter leurs points de vue avec des personnes séropositives. De ces échanges, de ces mises en situation, des rencontres ont pu se faire, des dialogues s’instaurer. Mieux se comprendre c’est faire face aux discriminations, c’est les outrepasser.
Ce film revient sur cette expérience. Il permet par sa construction originale de s’approprier ces réflexions et de faire face aux enjeux de lutte contre les discriminations.
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>>QUARTIER DOCUMENTAIRE #3 > du 11 au 29 JUIN 2008

PROGRAMMATION
Chaque projection sera accompagnée par les participants de l’atelier de programmation.
>MERCREDI 11 JUIN 2008 - 20h30 à Images du Pôle
PROJECTION
BELARMINO, Fernando Lopes (1964 - 74 min.)
Belarmino est boxeur. Il aurait pu être un champion.
Un film phare du cinéma Novo portugais.
>JEUDI 12 JUIN 2008 - 18h30 à Images du Pôle
PROJECTION
BALLAD OF TECHNOLOGICAL DEPENDECY, Claudia Tomaz
(2007 - 33 min.)
Autour de notre relation avec les nouvelles technologies, 4 portraits, 4 figures improvisées devant la caméra.
QUINTA DA CURRALEIRA, Tiago Hespanha (2006 - 19 min.)
Un pigeonnier en périphérie de Porto: ce qui subsiste de la démolition du bidonville de Curraleira
ESTADOS DA MATERIA, Susana Nobre (2006 - 14 min.)
Une mère et sa fille.
GESTOS EM CADEIA, Carla Mota (2007 - 13 min.)
A l’abattoir, hommes et animaux sont pris dans un même processus, la chaîne.
*Entre les deux projections, un petit buffet portugais vous sera proposé.
>JEUDI 12 JUIN 2008 - 21h à Images du Pôle
PROJECTION
A DAMA DE CHANDOR, Catarina Mourao (1998 - 92 min.)
Un film sur la mémoire de la colonisation portugaise à travers le portrait d’une vieille femme à Goa.
>VENDREDI 13 JUIN 2008 - 18h30 à Images du Pôle
PROJECTION
NATUREZA MORTA, Susana de Sousa Dias (2005 - 72 min.)
Montage d’archives filmées pendant la dictature portugaise, Natureza Morta propose de redécouvrir et pénétrer l’opacité de images.
*En présence de la réalisatrice.
>VENDREDI 13 JUIN 2008 - 21h20 au cinéma Les Carmes
PROJECTION cinéma
JAIME, Antonio Reis (1974 - 40 min. - 35 mm)
Jaime était travailleur rural. Il a été enfermé à l’âge de trente ans pour schizophrénie. Il a peint pendant les quatre dernières années de sa vie.
Antonio Reis est considéré comme un “maître” par une génération de cinéastes portugais.
*La projection sera suivie d’une rencontre avec les participants de l’atelier autour d’un verre, dans l’espace Délicat&Scène du cinéma Les Carmes..
©cent soleils 2008
(photo: rencontre avec la réalisatrice portugaise Susana de Sousa Dias dans l'espace
Délicat&Scène du cinéma Les Carmes)
>SAMEDI 14 JUIN 2008 - à partir de 19h rue de Limare
REPAS DE QUARTIER et CINE CONCERT
Pour clôturer la manifestation, Images du Pôle transforme la rue de Limare en un grand lieu convivial, où chacun peut venir se restaurer sur place ou bien apporter son propre repas. Cette année, le comité des fêtes Coeur d’Orléans nous mijotera une paëlla aux fruits de mer. Nous vous attendons nombreux.
©Cent Soleils 2008
A la tombée de la nuit, le repas de quartier sera suivi d’une performance live de deux musiciens, Cyrille Méchin, saxophoniste et Shankar Kirpalani, violoncelliste sur le film russe TEMPETE SUR L’ASIE de Vsevolod Pudovkine (1928 - 96 min. - muet).
©Cent Soleils 2008
merci à Didier
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>> Jeudi 22 mai 2008 > 20h30
En présence de Bernard Eisenschitz, auteur de Point de Départ: entretien avec Robert Kramer (Institut de l’Image - 2001)
PEOPLE’S WAR, collectif Newsreel (1969 - 40 min.)
En été de 1969, le collectif Newsreel se rend au Nord-Viêt-Nam. “People’s war” montre comment la société nord-vietnamienne est organisée et gouvernée. Il montre la réalité d’une nation qui résiste non seulement à l’agression américaine, mais lutte aussi pour surmonter le sous-développement issu de la domination coloniale. Le film a été censuré à son retour aux USA.
POINT DE DEPART, Robert Kramer (1993 - 81 min.)
En 1969, Robert Kramer se rend au Nord-Viêt-Nam avec un groupe de pacifistes américains. Il en sortira un film “People’s war”. En 1992, Robert Kramer y retourne pour animer un atelier cinématographique à Hanoï. Quel sens donné au passé…? Le film commence avec ces mots de Chris Marker “Je me demande comment se souviennent les gens qui ne filment pas, qui ne photographient pas… comment faisait l’humanité pour se souvenir…?”
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>>Jeudi 29 mai 2008 > 20h30
Projection vidéo d’une sélection du festival NEMO
dans le cadre de la manifestation FETE 01 organisée par Labomédia.
©2008 - Labomédia (www.labomedia.org)
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>>Vendredi 30 mai 2008 > 20h30
En présence des réalisateurs et d’Olivier Neveux, co-auteur d’Une histoire critique du spectacle militant: Théâtre et cinémas militants 1966-1981 (L’Entretemps, 2007)
SUR PLACE, Justine Triet (2006 - 30 min.)
La foule se rassemble et attend que quelque chose se passe. Les affrontements entre le sprotagonistes témoignent d’une situation singulière de chaos et d’absurdité. le montage sème le trouble et nous projette au coeur de l’action tout en nous enant étrangement à distance.
(G)REVE GENERAL(E), Daniela de Felice et Matthieu Chatellier (2007 - 100 min.)
“…lorsque naît en France le mouvement de contestation des jeunes contre le Contrat Première Embauche (CPE), nous allons à Caen où les étudiants démarrent leur lutte. C’est une génération pleine d’énergie, impulsive et romanesque. Ils ont à peine vingt ans. Beaucoup se confrontent pour la première fois au pouvoir politique. C’est cette perte de virginité qui nous intéresse, dans le huis clos d’une université transformée en camp retranché. Nous nous enfermons avec les étudiants qui squattent l’université et les filmons pendant les six semaines que dure le mouvement.
©Grève Générale - Daniela de Felice
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>>Du 22 mai au 1er juin 2008
IMAGES D’UN MOUVEMENT
En marge de sa couverture médiatique, le mouvement anti-CPE mené par les étudiants en 2006 a engendré une multitude d’images. Certains étudiants ont pris une caméra pour donner leur propre représentation du mouvement, pour faire”leur” film. D’autres l’ont utilisée pour capter “à l’arrachée” l’évènement. Ces documents circulent essentiellement sur le net et constituent aussi la mémoire visuelle du mouvement anti-CPE.
Nous avons voulu rassembler ces petits ou grands films pour interroger leur actualité. Le geste de fabriquer ses propres images de la contestation nous renvoie aux collectifs vidéo des années militantes. Qu’en est-il aujourd’hui?
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>>Samedi 19 avril 2008 > 14h30
CONFERENCE - LE CINEMA PORTUGAIS
Dans le cadre de l’atelier de programmation de films portugais, nous accueillons Mathias Lavin, chargé de cours à l’Université Paris III.
Introduction à l’histoire du cinéma portugais à travers le film d’Antonio Reis “Jaime”.
CINE-LECTURE
>19h30 - Lecture
>20h30 - Rencontre autour d’une soupe (2 euros)
>21h15 - Projection
Lecture théâtralisée par la compagnie Le Théâtre de la Valse
Le Criquet de Fer d’après l’oeuvre de Salim Barakat (éd. Actes Sud)
“Nous étions des enfants qui n’avaient pas d’enfance. Les grands vantaient notre sauvagerie. Ils aimaient les enfants endurcis, et , nous, nous aimions la dureté des adultes.”
Salim Barakat conte son enfance kurde, de complots en révoltes, d’éclats de rire en fièvre destructrice, avec la voix de la colère comme seule force vitale.
Création Michaël Hallouin, Laurélie Riffault, Antoine Sterne
Tout public à partir de 12 ans

©Le théâtre de la Valse
Projection LES FEMMES DU MONT ARARAT de Erwann Briand
(2004 - 85 min.)
Au Kurdistan turc, la répression d’Ankara n’a jamais cassé la détermination des résistants kurdes à défendre leur territoire.
Parmi ceux-là, des femmes émancipées et libres.
©Erwann Briand - Les femmes du Mont Ararat
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>>VENDREDI 4 AVRIL 2008 > 20h30
A QUOI SERT L’ARGENT DE LA CULTURE ?
Projection/rencontre
Depuis le début de l’année, de nombreuses structures culturelles ont appris la suppression d’une partie de leurs subventions publiques. Cette annonce a pour conséquence immédiate une réduction drastique des activités à destination des publics et à terme la fermeture de ces structures.
Cette soirée invite toutes les structures régionales à projeter le travail réalisé grâce à ces aides et ainsi expliquer au public leur intérêt.
En présence des structures concernées par le désengagement de l’Etat
Bandits-Mages (Bourges)
Barnabé – Les soirées de la Mariée Désirante (Orléans)
Cent Soleils (Orléans)
Labomédia (Orléans)
Sans Canal Fixe (Tours)
Contre Feux (Tours)
Ciné’Fil – (Blois)
Work in Progress (Tours)
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>>VENDREDI 14 MARS 2008 > 20h30
Carte blanche à l’association Septième Sens qui organise depuis 8 ans le festival du court, à Caen, programmé par les habitants du quartier de la Guérinière.
Nous leur demandons de nous présenter une sélection de documentaires.
NUITS CLOSES de Soufiane Adel
(France - 2005 - 12 min)
23h: Soufiane, Fayçal et leur mère, roulent de bistrot en bistrot…

UNDO de Jean-Gabriel Périot
(France – 2005 – 10 min)
Nous n’aurons pas de lendemains qui chantent. Nous ne vivons pas une époque formidable. Etait-ce mieux avant?
COUSINES de Lyes Salem
(France – 2004 – 32 min)
Driss vient passer un mois de vacances à Alger. Il retrouve ses parents, son frère, ses cousines et son pays d’enfance qui a bien changé depuis son départ. Il fait la connaissance de Nedjma, une cousine éloignée un peu timide et réservée. Driss va provoquer en elle des envies d’indépendance et de liberté. Mais elle est promise à Amrane, le cousin de Driss.
FLEUR FANÉE, COEUR AIMÉ de Nathalie Marcault
(France – 2001 – 21 min) Ateliers Varan
Elle s’appelle Bernadette. Il s’appelle Germain.
Ils cultivent deux parcelles voisines aux jardins ouvriers d’Ivry. Ils s’y retrouvent presque chaque jour depuis 25 ans. Pour parler de la vie comme elle va, comme elle vient.
BABOUSSIA de Elsa Quinette
(France – 2002 – 17 min) Ateliers Varan
Baboussia n’aurait jamais cru qu’un jour elle atteindrait l’âge de 91 ans. C’est assez. Il est temps de mourir. Mais la vie ne la lâche pas.
et autres courts
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>>VENDREDI 21 MARS 2008 > 20h30
Comment la forme courte du cinéma documentaire explore les limites de l’expérimental ?
Programmation d’une série de films courts.
JE VOUS SALUE, SARAJEVO de Jean-Luc Godard et Anne-Marie Miéville
Suisse, 1993, 2 min.
Evocation de la civilisation en Europe et de la guerre en Bosnie, d’après une photo de guerre de Ron Haviv et Luc Delahaye.
DIARIO AFRICANO de Yervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi
(Italie, 1994, 8min).
Travail sur le journal filmé d’un voyageur français anonyme, filmé de 1926 à 1936.
SUNDAY - THE GOSPEL ACCORDING TO LIFT-MAN ALBERTAS de Arunas Matelis
Lituanie, 2003, 19 min.
Libre interprétation de la pièce de Samuel Beckett, En attendant Godot.

TOUROU ET BITI, LES TAMBOURS D’AVANT de Jean Rouch
France, 1971, 12 min.
Une cérémonie aux génies de la brousse filmée en un plan séquence.

PAR DES VOIES SI ÉTROITES de Vincent Sorrel
France, 1995, 15 min.
Le quotidien d’un alpage itinérant de Savoie.
LIBRO NERO de Daniela de Felice
France- Italie, 2001, 20 min.
Une série d’images et de textes autour du fascisme en Italie, à travers de l’expérience familiale de la réalisatrice.
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>>VENDREDI 29 FÉVRIER 2008 > 20h30
L’ORDRE de Jean–Daniel Pollet
France, 1974, 44 min.
En 1904, l’État grec décide d’isoler les lépreux considérés comme dangereux pour la société. La police les arrête et les parque dans l’île de Spinalonga, au large de la Crête, pour qu’ils y finissent leurs jours.
Ils s’installent sur l’île et s’organisent une vie. Plus tard on trouve un moyen de lutter contre la maladie. Les lépreux ne sont plus des condamnés, il n’y a plus de raisons de les enfermer. En 1956, on les déplace vers un hôpital près d’Athènes pour qu’il se réadaptent avant de retourner dans le monde.
Mais voilà, ils n’y retournent pas…

© Jean-Daniel Pollet - L'Ordre - l'île de Spinalonga


